002instrument (3) Bienvenue à tous,

Vous venez d’entrer sur

un blog de biographies

de personnages de la musique

Vous y découvrirez :

    

 

  * Trois dossiers :

 

- Le premier est une biographie détaillée sur Jim Morrison et The Doors.

C’est la 6ème version d’un ouvrage débuté en 2002 et mis en blog depuis 2007.

- Le second (à partir de la page N°4) comprend une multitude de

biographies d’artistes musicaux de différents styles.

- Le troisième (à partir de la page N°32) est une continuité du second.

Actuellement en cours d’écriture…

 

Chacun est construit comme un livre, comprenant une préface, des chapitres

entrecoupés de vidéo ou d’audio, les recherches, ...

  007

* Passez facilement d’une catégorie à l’autre.

* Une rubrique photos pour le plaisir des yeux.

* Quelques liens sympas sont aussi à votre disposition.

* Sans oublier la communauté de blogueurs, "Les Amis de la Musique".

 

Il ne vous reste plus qu’à vous laissez guider par la lecture.

 

PS : Tous les commentaires sont eux aussi les bienvenus.

 

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          C’est sans aucune prétention que j’ai décidé d’élaborer cet écrit qui représente plusieurs années de recherche, de documentation, de lecture, … poussé par une grande passion pour le groupe américain The Doors et une fascination pour la « Légende » de James Douglas Morrison.

            Le Rock ne sera jamais mort tant que certaines personnes voueront un 

" Culte" au " Chaman du rock".

           Ce livre est construit à partir de photographies, de témoignages, d’archives, et d’extraits de biographies, le tout mis bout à bout.

          Cet ouvrage n’est autre que le reflet des pièces composant une collection que je définirai comme ma ″ Doorsothèque ″.

            Je dédie ce méli–mélo sur la vie des Doors à tous les personnages ayants marqués leurs époques et celles d’après, en nous apportant quelques réponses, mais surtout, en soulevant une multitude de questions sur la société, la politique, la religion, la philosophie, la vie, …, la mort, … et qui ont permis à l’humain d’évoluer dans la recherche de « l’Esprit ».

            Mais pourquoi tant de personnes, venues du monde entier, depuis plus d’une quarantaine d’années, continuent à visiter la tombe dévastée, au cimetière du Père Lachaise, d’un simple chanteur de rock californien ?

 

« Tout le monde est entré ; Tout le Monde est entré ; la Cérémonie va commencer.»

01- Doors (4) 

 

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 02- Enfance

            James Douglas Morrison, (dit Jim) né près de Cap Canaveral, à Melbourne (Floride - U.S.A.) le 8 décembre 1943. Fils aîné d’un amiral de l’U.S. Navy, du nom de George Stephen Morrison (dit Steve), et de Clara Clarke, mère au foyer. Sa sœur, Anne, puis un petit frère, Andy, feront leurs apparitions quelques années plus tard : La petite famille américaine modèle.

            C’est en 1945 que cette famille commencera leurs incessants déménagements : Albuquerque, Los Altos, Washington, Claremont, Alaméda, de nouveau Albuquerque, Alexandria, Clearwater, et bien d’autres lieux encore. Ce va-et-vient continuel donnera l’impression au petit Jimi d’être de partout et de nulle part. Le jeune garçon devient psychologiquement turbulent, et se referme sur lui-même, la lecture comme échappatoire. A treize ans, il est un des rares enfants à avoir lu des ouvrages tels « Ulysse » de Joyce, ou encore « les vies parallèles » de Plutarque. On lui fera passer un test de quotient intellectuel, qui révèlera une cote de 149. Ses lectures se dirigent alors vers des auteurs comme Baudelaire, Camus, Rimbaud, Sartre, Céline, Genet, Maïakovski, Artaud, Brecht, et d’autres préférés tels que Nietzsche, William Blake, Kerouac, etc.

         1962, Tallahassee (Floride), Jim suit des cours d’art dramatique, ses motivations se portent sur la psychologie des foules et l’inconscient collectif ; avec pour auteurs de références, les non moins célèbres, Wilhemreich et Carl Gustav Jung. Il se dit alors, pouvoir diagnostiquer les pulsions d’une foule. Une autre forme d’art le passionne aussi. Dans l’objectif de devenir réalisateur, il entre donc, en section cinéma, en Californie à UCLA, en mars 1964. Il y découvrira aussi la démonologie et le Chamanisme : « L’homme doit être son propre dieu, maître de son destin, libéré du surnaturel »

 (Jean Yves Reuzeau.)

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Jean Nicolas Arthur Rimbaud 000 est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville-Mézières, et mort le 10 novembre 1891 à Marseille. Il écrit ses premiers poèmes à quinze ans… ses derniers à vingt ans. Lui, pour qui le poète doit être " voyant" et qui proclame qu'il faut « être absolument moderne », renonce subitement à l’écriture malgré la reconnaissance de ses pairs. Ses idées marginales, anti-bourgeoises et libertaires le poussent à choisir alors une vie aventureuse dont les pérégrinations l’amènent jusqu’au Yémen et en Ethiopie où il devient négociant, voire explorateur. De cette seconde vie, ses écritures constituent près de cent quatre-vingts lettres (correspondances familiale et professionnelle) et quelques descriptions géographiques. Bien que brève, la densité de son œuvre poétique fait d'Arthur Rimbaud une des figures considérables de la littérature française.

         Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell (Massachusetts). Étudiant à Columbia, marin pendant la seconde guerre mondiale. 001Il rencontre à New York, en 1944, William Burroughs et Allen Ginsberg, avec lesquels il mène une vie de bohème à Greenwich Village. Nuits sans sommeil, alcool et drogues, sexe et homosexualité, délires poétiques et jazz bop ou cool, vagabondage sans argent à travers les villes de France, vie collective trépidante ou quête solitaire aux lisières de la folie ou de la sagesse, révolte mystique, recherche du " Satori", sont quelques-unes des caractéristiques de ce mode de vie qui est un défi à l’Amérique conformiste et bien-pensante.002 Après un premier livre en 1950 (The Town and the City), il met au point une technique nouvelle, très spontanée, qui a donné le nom de « littérature de l’instant » et qui aboutira à la publication de « Sur la route » en 1957, centré sur le personnage obscur et fascinant de Dean Moriarty (inspiré par Neal Cassady). Il est alors considéré comme le chef de file de la " Beat Generation".

Après un long voyage à Tanger, Paris et Londres, il s’installe, avec sa mère, à Long Island puis en Floride et publie, entre autres, « les Souterrains », « les Clochards Célestes », « le Vagabond Solitaire », « Anges de la Désolation » et « Big Sur ». Miné par la solitude et l’alcool, Jack Kerouac meurt en 1969, à l’âge de 47 ans.

 

Lenny Bruce, nom de naissance : Leonard Alfred Schneider, est né le 13 003octobre 1929 à New York. Il a servi dans la marine pendant la deuxième guerre mondiale. Connu comme le comédien le plus énervé et le plus arrêté de son époque. Bruce est une icône américaine des 60’s qui a gagné sa popularité dans les boîtes de nuit de New York, avec sa marque de comédie a décalé des personnifications ; aux monologues indépendants satirisant religion et politique. Il décédera le 3 août 1966 d’un surdosage de drogue.

 

          006William Burroughs né le 5 février 1914 à Saint Louis dans l'Etat du Missouri, et mort de complications liées à une crise cardiaque à Lawrence (Kansas) le 2 août 1997, 004est un romancier américain. Principalement connu pour ses romans hallucinés mêlant drogue, homosexualité et anticipation, il est associé à la  " Beat Generation". On retient de lui son utilisation littéraire du "cut-up", technique mise au point dans une petite chambre d'hôtel rue Gît-le-Coeur à Paris avec Brion Gysin. Le cut-up consiste à créer un texte à partir 005d'autres fragments textuels de toute origine (littérature, articles de presse, catalogues de vente par correspondance...) découpés de manière régulière, et remontés selon une logique prédéfinie, afin de faire 007émerger l'implicite, l'inavoué des textes de départ. Associé aux "routines" (récurrences de fragments du texte) tout au long d'une œuvre, le cut-up a également pour objectif de briser la cohérence logique imposée au discours par l'emploi du langage, considérée comme une construction structurante. L'impression de semi-chaos générée par les cut-ups et le déjà-vu initié par les routines permet de se rapprocher, au plan formel, de la logique de perception d'un individu plongé dans un environnement dont il ne maîtrise, par définition, pas les stimuli. L'ensemble a pour ambition de faire faire à la littérature la même révolution que celle de la peinture lors du passage à l'abstrait.

 

           Allen Ginsberg, né le 3 juin 1926 à Newark, décédé le 5 avril 1997 à New York d'un 009cancer du foie, est un poète américain et un membre fondateur de la " Beat Generation". Son œuvre fut marquée par le modernisme, les rythmes et cadences du jazz et de la pop, sa foi bouddhiste et hindouiste, son ascendance juive et son homosexualité. Il fut l'artisan du rapprochement idéologique entre les beatniks des années 1950 et les hippies des années 1960; fédérant autour de lui des hommes comme Gregory Corso, Jack Kerouac, Neal Cassady, William Burroughs et plus tard Bob Dylan. Sa principale publication, « Howl », un long poème en prose, fut en son temps un scandale littéraire, en raison de son langage cru et explicite. Il fut ainsi condamné et le retiré de la vente pour obscénité. Cette censure devint un emblème pour les défenseurs du premier amendement de la constitution américaine : elle fut levée après qu'un juge eut reconnu l'importance de l'œuvre pour son époque. Ginsberg, 009Bqui ne faisait pas mystère de ses idées libertaires et de son opposition à la politique américaine, fut rapidement considéré par le FBI comme une menace contre la sécurité intérieure. En vertu de sa personnalité charismatique, Ginsberg fut d'ailleurs très souvent présent lors de manifestations : pacifistes contre la guerre du Viêt-Nam, sociales contre les discriminations sexuelles, politiques avec les communistes, musicales en véhiculant une spiritualité orientale stimulée par les drogues. Ses autres publications majeures sont «Kaddish», une méditation sur la mort de sa mère (Naomi Ginsberg) écrite sous amphétamines, et « Hadda be Playin' on a Juke-box », un poème relatant les évènements des années 1960 et 70. « Plutonian Ode » est une charge contre l'armement nucléaire. Finaliste pour l'attribution du prix Pulitzer  pour son livre « Cosmopolitan Greetings : Poems 1986-1992 ».

          010La poésie de Ginsberg se caractérise par sa liberté de ton et son aspect volontiers décousu, lié à une écriture la plus spontanée possible afin de faire naître une versificationtoute particulière. Abordant de front la sexualité, les désillusions sociales américaines et les modifications de la conscience, qui a fortement influencé l'émergence des idées hippies. On lui attribue le slogan «Flower Power ». 

          Son engagement en faveur de la liberté d'expression l'a conduit à manifester son soutien à l’Association nord américaine^pour l'amour entre les hommes, aux côtés d’Harry Hay, pionnier de la défense des droits des homosexuels.

 

Lawrence Ferlinghetti (né le 24 mars 1919) est un poète américain. Il devient officier dans 011la marine des États-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Après la guerre, il obtient un diplôme en Master à l'université de Columbia et un doctorat à la Sorbonne. Alors qu'il est étudiant à Paris, il rencontre  Kenneth Rexroth, qui le persuade d'aller à San Francisco pour profiter de la scène littéraire croissante dans la région.

1953, Ferlinghetti et Petre D. Martin ouvrent une librairie, qu'ils appellent « City Lights ». Deux ans plus tard, Ferlinghetti ouvre une maison d'édition spécialisée en poésie, qui fera paraître les travaux littéraires des poètes de la « Beat Generation » et dont la publication la plus célèbre est « Howl » d''Allen Ginsberg. Dans les années 60 et 70, il a entre autres œuvré pour la reconnaissance artistique de l'écrivain et poète Charles Burkowski.

 012Des aspects de son caractère l'ont poussé à se créer des amitiés avec plusieurs bouddhistes américains. Politiquement, il s'est décrit en tant qu'anarchiste moral, engagé dans sa communauté, mais il a aussi constaté que, à son avis, l'humanité n'est pas encore prête à vivre tout à fait en conformité avec l'anarchisme ; par conséquent, il préfère le genre de démocracie sociale modelée existant dans les pays scandinaves. En 2009 Lawrence Ferlinghetti est devenu Membre Honoraire du mouvement artistique littéraire « Imagine & Poesia », fondé à turin, Italie.

 013L'oeuvre poétique la plus connue de Ferlinghetti est « Coney Island of the Mind », qui a été traduite en neuf lanues. En 1998 il est nommé " Poet Laureate" de San Francisco (un prix dont l'équivalent n'existe pas en français mais qui ressemble à une nomination à l'Académie Française). Il continue aujourd'hui d'écrire de la poésie et participe toujours au fonctionnement de la librairie et de sa maison dédition. Ne se contentant pas seulement de s'engager dans la littérature, il continue aussi à peindre et ses tableaux sont souvent exposés dans les galeries et les missées de Sa014n Francisco et d’ailleurs.

La poésie de Ferlinghetti aborde souvent la politique et les grands débats sociaux. Il essaie aussi de défier la perception courante du rôle de l'artiste dans le monde.

 Le groupe italien Timoria lui a consacré une chanson, intitulée « Ferlinghetti Blues » (de leur album El Topo Grand Hotel). Ferlinghetti lui-même y a enregistré un de ses poèmes.

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         03- Jim 02

           

           Alcoolique, drogué, violent, dans son verbe et parfois même dans ses gestes, et bien d’autres défauts encore, ont mené Morrison à une déchéance totale jusqu’au point de non retour. Mais ce personnage décadent était aussi, et ce bien plus souvent, celui d’un homme qui savait se montrer tendre et affectueux, au point de tomber amoureux au cours de l’année 1965, où il rencontrera Pamela Courson qui deviendra sa " muse ", sa " compagne cosmique ". Une fraîcheur rousse, filiforme, s’adonnant à la culture hippie et à la mode vestimentaire.

Tel Janus, Jim avait ce côté sinistre, lugubre et sombre, qui l’on souvent fait passer pour un " clown" aux yeux du grand public. Mais son autre visage rendait à Mr Morrison, toutes ses lettres de noblesse.

 

Sa rencontre avec Patricia Kennealy (journaliste et adepte de la philosophie de la Wicca), en 1969, lors d’une conférence de presse, fera changer radicalement les idées de Jim sur lui-même. C’est d’ailleurs le jour de cet entretient, que Morrison inventera le contrefait de la mort de ses parents lors d’un accident.

016C’est à ses 5 ans que le drame fut affiché au regard de la famille Morrison et non vécu comme victime. Jim raconte qu’un camion d’indiens Pueblo était renversé sur le bas côté ; il y avait des corps reposant sur la route et que l’âme de l’un d’eux aurait bondi dans la sienne. Se considérant dès lors comme un Chaman : « Sorcier indien qui entre en transe en prenant du Peyotl, et il y entre de plus en plus profondément, puis il à une vision et toute la tribu est guérie » (Jim Morrison dans le film d’Oliver Stone).

 

          Mais … laissons plutôt le soin à Jim d’exprimer sa façon de voir la vie, la société, … (Les interviews qui suivent ont été recueillies à différentes périodes de la vie de Jim Morrison par des journalistes et amis.)

 

Le destin : « On peut dire que je suis destiné à faire ce que je fais, ce n’est pas un hasard. C’est la sensation d’être un arc en tension depuis 22 ans qui se relâche d’un seul coup. Les idées de rébellion contre l’autorité m’ont toujours attiré. Tout comme les idées à propos de l’insoumission ou du renversement de l’ordre établi. Je croîs que la rébellion extérieure est une façon de parvenir à la liberté interne ; le mental à travers le physique ».

 

Observation du monde : « La civilisation occidentale part en vrille, il n’y a même pas besoin d’un tremblement de terre pour l’achever. La musique que l’on joue, c’est comme une dernière danse de mort. (…) J’évoque des images, des souvenirs de liberté. Mais nous ne pouvons qu’ouvrir des portes ».

 

L’individu : « On souffre tous, plus ou moins, du syndrome du " voyeur ". Pas dans le sens strictement médical ou criminel, mais dans notre attitude physique ou émotionnelle face au monde qui nous entoure. Chaque fois que l’on essai de rompre ce maléfice de passivité, nos actions sont cruelles, comme un invalide qui a oublié comment on marche ».

 

L’enfance : « J’avais la sensation (…) d’acquérir des œillères, d’être dirigé, avec mes amis, vers un long tunnel toujours plus étroit. On prend un risque en fréquentant l’école. On a autant à y perdre qu’à y gagner ».

 

La liberté : « Je croîs que les points maximum et minimum sont les plus importants. Tout le reste n’est que moyen terme. Je veux être libre de pouvoir goûter à tout ».

 

L’œuvre : « The Doors provient de l’Ouest. Le monde qu’on suggère pourrait être une sorte de nouveau Far West sauvage, un monde sensuel et diabolique, étrange et inoubliable ».

 

Les chansons : « les cinq ou six premières que j’ai composées étaient, en réalité, les notes d’un concert fantastique qui se déroulé dans ma tête ».

 

Organisation du groupe : « On est une société artistique et financière. On partage tout équitablement. Au début, c’était l’idée de nous maintenir unis, car on avait, et on a toujours, une vision très distincte de la réalité et aussi des intérêts très différents ».

 

Les concerts : « C’était une question de vie ou de mort, une tentative pour emmener les spectateurs dans un monde intérieur ».

 

Le public : « Les jeunes représentent l’avenir. On peut les changés, les influencés, les modelés. Le public juvénile est comme une feuille vierge, préparée pour que l’on écrive dessus. Et moi, je suis l’encre ».

 

Rock attitude : « Il n’y a pas de règle dans un concert de rock. Tout est possible ».

 

Le courant artistique : « Je pense que le grand afflux d’énergie créatrice qui s’est produit il y a trois ou quatre ans a été très difficile à gérer, surtout pour les artistes les plus sensibles. Peut-être pourraient-ils se satisfaire que des sommets ? Quand la réalité cesse de correspondre à leurs idéaux, ils traversent une phase de dépression. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle on meurt. Accident, suicide, meurtre, il y a beaucoup de façon de mourir ».

 

L’évolution de la musique : « les deux genres musicaux de base de l’Amérique sont la musique noire, le blues et la musique folk ramenée d’Europe, on appelle ça la country music, ou les airs solitaires de la Virginie. Leur fusion nous a donné le rock’n’roll. Je vois dans quatre ou cinq ans, une fusion avec un troisième type de musique. Avec une seule personne et sa voix, mais entourée de machines, de bandes son, d’électronique, etc.» (Eh oui, Jim venait d’imaginer inconsciemment une nouvelle forme de musique que l’on appellera Trans, Techno, ou Electro).

    

Le cinéma : « Ce qu’il y a de bien avec le cinéma, c’est qu’il n’y a pas d’experts, pas d’autorités. N’importe qui peut assimiler et retenir toute l’histoire du cinéma, ce que l’on ne peut pas faire avec les autres arts. Comme il n’y a pas d’experts, en théorie un étudient en sais presque autant qu’un professeur ».

 

Drogues et alcool : « Se saouler c’est comme si … bon, je suppose que c’est la différence entre le suicide et la capitulation lente ».

 

Lors d’une impro en concert : « Je ne parle pas de révolution. Je ne parle pas de manifestation. Je parle de la mort du rock’n’roll (…) La mort du rock, c’est la mienne ».

 

Dans son dernier écrit, " Journal de Paris " : « Les dealers chinois finiront par avoir ta peau ».

 

De son vivant, Jim a contribué, consciemment tout d’abord, puis malgré lui par la suite, à forger sa légende. Le culte l’a dépassé, pour vite s’éloigner des véritables aspirations de l’artiste et de sa personnalité même. Il n’aura jamais souhaité autre chose que de célébrer, non son propre rituel, mais celui de la vraie vie et d’y amener le plus de gens possible. La poésie, la perception intérieure, la connaissance de soi, l’amour, sont autant de thèmes qui compteront toujours plus que tout à ses yeux. Un homme épris d’absolu et de liberté.

      014

           Aller vers Jim impose dans l’immédiat de faire fi des faits divers, et des masques qui entourent sa vie. Cela revient à passer de l’autre côté pour y découvrir un grand artiste dont l’œuvre et la démarche restent d’une actualité certaine, ce que confirme sans cesse de nouvelles générations d’admirateurs.

          Aujourd’hui, on lit et écoute Jim parce que l’on se trouve en lui, qu’il nous éveille ou nous révèle à nous même, à l’univers et à l’inconnu ; qu’il nous pousse à aller toujours plus loin, à explorer nos sens, nos désirs, nos rêves, bien au-delà de tous les stéréotypes, de l’aliénation et de l’abrutissement de la société de consommation, contre laquelle Jim aura toujours été en guerre.

          - Regardez cet homme qui entame les barreaux de sa cage. Regardez cet homme ! Sa chaire est en proie à un miroir ardent. Il voyage droit avec la liberté cousue sous ses paupières. Sa tête est un brasier d’étoiles. Sa chevelure, l’écriture des chardons qui brûlent la nuit, toute la nuit. Sa voix soulève la mer dans les yeux des femmes. Le feu tournoi dans son regard et croise le signe pathétique du sang.

          - Jim Morrison est-il mort ? La révolte se porte à la boutonnière comme les gravats du jour. La poésie est une longue blessure blanche et le ciel glisse entre tes doigts fuselés. Tu étais la passion. Tu seras l’exil, l’éternité suspendue au soleil des astres morts. L’éternel Jim.     

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001

1965, sur la plage de Venice, en Californie, Jim croise Ray Manzarek, également étudiant au département cinéma. Morrison s’intéresse à la poésie et à la chanson, il lui chante « Moonlight drive » (roulons vers la Lune). Manzarek reste bouchebé devant ce personnage déjà si énigmatique. Il lui propose de former un groupe de rock, et lui promet de pouvoir amasser respectivement des millions de Dollars, grâce aux paroles poétiques de Jim et à sa musique. Pour Jim les raisons sont plus dans le message philosophique.

« Chez les Grecs, les fêtes de Dionysos donnaient lieu à des concours de représentations théâtrales qui ont grandement contribuées au développement de la tragédie et de l’art lyrique. Nietzsche, pour sa part, fit de Dionysos le symbole de l’affirmation, du rire et de la danse, qu’il opposera à la métaphysique, à la religion et à la morale nihiliste». (Christophe Dauphin).

 

On comprend tout l’intérêt qu’avait Jim Morrison à puiser des idées au travers du mythe de Dionysos.

 

          Le nom du groupe sera donné par Morrison : The Doors. Par rapport au roman de Aldous Huxley, les portes de la perception : « Il y a le connu, il y a l’inconnu, entre les deux il y a les portes de la perception (…) toutes les autres portes chimiques percées dans le mur ont pour noms drogues. »

 

Aldous Huxley est né en Angleterre en 1894.

019Petit fils du savant Thomas Huxley : poète et éminent critique, compagnon de Darwin et de Matthew Arnold.

Poète, journaliste et romancier, Aldous Huxley fait ses études à Eton et à Oxford. A 25 ans, il collabore à « l’Athenaeum » et publie ses premiers poèmes : « Défaite de la jeunesse », « Leda ». Viennent ensuite ses romans : « Jaune de chrome », « Cercles vicieux », « Contrepoint », mais c’est avec « le meilleur des monde » qu’il rencontre un grand succès public. Aldous Huxley est décédé en Californie, en 1963.

Cet essai étant tiré d’un poème de William Blake : 

« Si les portes de la perception étaient nettoyées, tout apparaîtrait à l’homme dans son absolue réalité : infinie ».

 

William Blake, né à Londres, le 28 novembre 1757 - Mort le 12 août 1827.

020 Le temps a rendu justice à celui qui, longtemps considéré comme un fou, fut l’immense poète, graveur et visionnaire que l’on sait. Éternel enfant, éternel " primitif " que son ardeur imaginative, son lyrisme, sa violence, condamnèrent à n’avoir de renommée que posthume. Autodidacte, il dénonce la raison tyrannique des philosophes, s’enflamme pour la révolution. Ses admirations sont aussi significatives que ses refus. Il préfigure quelques-unes des lignes de force du romantisme et goûte certains de ses grands intercesseurs, Swedenborg, Shakespeare, Dürer. Une vie intérieure puissante, une simplicité mystérieuse et désarmante guide son bras. Dans « Le Mariage du Ciel et de l’Enfer », il proclame l’unité humaine, attaque la prudence et le calcul au nom de l’épanouissement de l’être réconciliant désir, sagesse et raison. L’amour comme la haine étant nécessaire à la vie, c’est le choc des contraires qui provoque le surgissement de la force créatrice et la progression de l’être individuel. Il oppose ainsi la raison à la vision intuitive, à laquelle va sa préférence.

« L’astre Blake étincelle dans cette reculée région du ciel où brille aussi l’astre Lautréamont. Lucifer radieux, ses rayons revêtent d’un éclat insolite les corps misérables et glorieux de l’homme et de la femme » (André Gide).

                                                

          60’s : Il était de mise, pour la génération de l’époque de vouloir procéder à un long et méthodique dérangement des sens.

044Dans l’autre camp de la société " Beat", l’Amérique est en conflit ; Steve Morrison se retrouve au cœur du problème, il part dans le Golfe du Tonkin, à bord du USS Bonhomme Richard, quand la guerre du Viêt-Nam éclate.

 

          Chacun des hommes Morrison a une détermination profonde pour ses idéaux et sa vision de la vie. Steve Morrison apprend qu’un disque enregistré par son fils, passe à la radio.

Ses propres paroles seront : « tout ça n’est que fumisterie ».

Jim reverra son petit frère Andy une ou deux fois, mais dès lors, tout contact sera rompu entre Jim et la Famille Morrison.

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08- Groupe 02

         The Doors, 1967, la découverte d’un poète habité, à la voix ensorcelante, d’un pianiste-organiste classique féru de Rhythm’n Blues, d’un guitariste d’influences classique et flamenco, et d’un batteur fan de jazz ; fait l’effet d’un électrochoc. L’amour, la mort, le voyage, la révolte, le chaos, deviennent leurs armes.

« Nous voulons le monde, et nous le voulons tout de suite ». (Jim Morrison)

Leur ascension est fulgurante : Un million d’albums vendus en quelques semaines seulement, premier au « hit parade » pendant plusieurs semaines. Ils détiennent alors le recors de la chanson restée la plus longtemps N°1 dans les classements, avec le titre « light my fire ». Cette même chanson sera vendue par les trois membres du groupe, en l’absence de Morrison, pour une publicité d’une voiture de chez BUICK, en 1970. Même si l’idée sera abandonnée, cette nouvelle fera l’effet d’une bombe, car les Doors ont toujours voulu tout décider à l’unanimité. Ce tournant désastreux sera l’un des points qui entraînera doucement, mais sûrement, le groupe vers l’abîme …

 

04- Ray 01Raymond Daniel Manczarek, dit Ray Manzarek, est né le 12 février 1935 à Chicago. Pianiste et organiste. Il provient d’une ambiance de formation classique mais, dans la ville de sa naissance, il s’était déjà rôdé, en jouant du rhythm’n’blues dans les circuits des boîtes de nuit. A Los Angeles, il fait équipe avec ses frères Rick et Jim, donnant des concerts dans des clubs minables de Santa Monica sous le nom de Rick and the Ravens. Les progrès de ce groupe se trouvent enfin visibles lors de l’enregistrement d’un disque sous le label Aura. (Morrison se joindra aux Manzarek pendant un temps).

          Son épouse, d’origine américano - japonaise, Dorothy Fujikawa, jouera un rôle de secrétaire au sein du bureau des Doors. Partant en tournée avec le groupe, mais ne faisant jamais parler d’elle, en aucune manière, dans toute la carrière de son mari. Ray saura toujours rester calme et serein, face aux problèmes liés au groupe. 022De telle manière qu’il résoudra celui du manque de bassiste, par son jeu de la main gauche sur un orgue Vox , qui ajouté à un clavier Fender Rhodes Bass, donnera toute la puissance sombre et religieuse à la musique inoubliable des Doors. En 1965, il rencontre John Densmore lors de méditations transcendantales, organisées avec le Maharishi Mahesh Yogi.

 05- John 01

 John Paul Densmore est né le 1er décembre 1944 à Los Angeles. Percussionniste. Fervent admirateur de John Coltrane, Elgin Jones et Miles Davis. Au contraire de Manzarek, qui voue une amitié sincère à Jim ; John reste le membre le plus éloigné des intentions de Morrison : « Jim vous foutez la frousse [...] Quand j’ai connu Jim, j’ai perdu mon innocence ». Au moment de sa rencontre avec Ray, ils échangent quelques avis musicaux, et lui propose de rencontrer Robbie, avec lequel, il joue au sein d’une modeste formation, The Psychedelic Rangers.

 

 

 

 

 

06- Robbie 01Robert Allen Krieger, dit Robbie, est né le 8 janvier 1946, à Los Angeles. Guitariste. Grand amateur de blues lui aussi, mais également de flamenco (Sabicas et André Segovia) et de musique classique moderne (Prokofiev). Il excelle au Bottleneck, qu’il pratique avec un vrai goulot de bouteille. Fin technicien sur sa Gibson SG Special noire, et adepte du Picking sans médiator comme de la pédale Fuzz Tone. Il rencontre Ray lors d’une séance de méditation transcendantale du Maharishi Mahesh Yogi, qu’il a découvert grâce aux Beatles. Étant le plus jeunes des quatre, il est vite considéré comme la mascotte du groupe. Jim l’appellera souvent, pour plaisanter : « Le petit frère » (étant de la même année de naissance qu’Andy Morrison).

          Le quatuor répète et met au point leurs chansons, dans la maison de Ray, jusqu’à décroché un contrat au London Fog (où Jim rencontre Pam pour la première fois) et même au Whiskey à Go-Go, le club très select de l’époque, situé sur Sunset Street. Ils sont tout d’abord repéré par Arthur Lee, leader du groupe « Love », qui leur propose de faire sa première partie au Whiskey à Go-Go, et il y invite Jack Holzman, président du label sous lequel Arthur Lee travail : Electra. 03- Jim 01

          Le groupe parvient à signer chez Columbia, sous la direction de Billy James, mais cela ne débouche sur rien de bien satisfaisant. Ce n’est qu’après avoir vu les Doors trois fois sur scène, en septembre 1966, qu’Holzman se décidera à leur signer un contrat pour six albums, dont le premier sera enregistré en moins d’une semaine. Recors toujours inégalé … Le succès est immédiat, le concert que Jim avait dans la tête, quelques années auparavant, prend enfin forme. Propulser numéro 1, comme leurs amis, « The Rolling Stones », les Doors découvrent le monde du show bisness, qu’ils qualifieront de néfaste pour l’esprit. Ce qui amènera, plus rapidement, Morrison, à des excès en tout genre. « Le groupe que vous aimez haïr » (Rolling Stones magazine). 1969, tous les concerts des Doors sont annulés, même celui de Woodstock, alors que tous les chanteurs de l’époque y sont conviés. Leur tournée en Europe se voie dans la même posture.

          1970, le groupe enregistre le dernier album, qu’il doit faire pour honorer son contrat avec le label Electra, puis se sépare.

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002Depuis la fin des années 50, le rock s’était imposé au sein d’une Amérique conservatrice. La musique était une puissante industrie dont les comédies musicales, le jazz, des chanteurs tels que 024Sinatra, Dean Martin, Buddy Holly… étaient les fers de lance.  

          Au début des années 60, survint un raz de marée : les Beatles, qui allaient contribuer à ouvrir une brèche à des groupes tels que : the Byrds, the Jefferson Airplaine, Love, the Doors, the Beach Boys, the Grateful Dead, the Big Brothers and the Holding Company (le premier groupe de Janis Joplin), Frank Zappa, ou encore le folk de Bob Dylan, etc. Cet avènement du rock et de la pop, coïncide avec celui du LSD.

          Pour l’heure, la révolte gronde au sein de la jeunesse : lutte pour les droits civiques, opposition à la guerre, critique sociale et radicale du système, de la société. La jeunesse ne se reconnaît pas dans le monde des aînés, qu’elle abhorre et refuse en bloc. Cette jeunesse cont025estataire aspire à un changement total des mentalités.

          Puis deuxième moitié des années 60, début des 70’s, ce fût la grande explosion du mouvement hippy. Les hallucinogènes seront synonymes d’évasion, les cheveux longs, la rébellion, l’union libre, l’amour et la paix en seront les étendards. San Francisco devint le centre du Flower Power, qui s’étendit à toute la planète. Arrivant également à Los Angeles, ville industrielle dominée par la production cinématographique puis par celle du rock and roll.

          Cette époque se manifeste sous forme d’une prise de conscience politiq ue, d’une protestation pacifique, d’une exploration des drogues, de la formation de la contre-culture avec entre autres Kerouac, Ginsberg, Warhol, … qui allait remettre en cause la société de consommation, le monde capitaliste, ainsi que sa seule logique : celle du profit.

 

Les quelques dates qui vont suivre, ne sont là que pour un bref rappel des évènements marquants de l’époque.

                                       

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                                                               Quelques dates…

 

1951 : Invention du 33 Tours par Deutsche Gramophone.

17- Histoire 011954 : Invention de la banane par un coiffeur américain, M. Rose.

1er mars 1954 : Premiers essais nucléaires américain dans le Pacifique.

1955 : - Mort de James Dean au volant de sa Porche.

            - Sortie du premier transistor.

2 septembre 1958 : Émeutes raciales de Notting Hill en Angleterre.

2 janvier 1959 : Révolution castriste à Cuba.

3 février 1959 : Morts de Buddy Holly et de R.Valens dans un accident d’avion.

1959 : Exil du Dalaï Lama en Inde.

17 avril 1960 : Mort d’Eddy Cochran en Angleterre.

17 août 1961: Construction du Mur de Berlin.

5 août 1962 : Mort de Marilyn Monroe.

22 novembre 1963 :  Assassinat de John F. Kennedy à Dallas

Janvier 1963 : Lancement de l’émission « top of the pop » à la B.B.C.

1964 : Arrivée de la mini - jupe de Courrèges.

2 juillet 1964 : Départ des premiers soldats américains au Vietnam.

21 février 1965 : Assassinat de Malcolm X.

Octobre 1967 : Révolution culturelle chinoise.

0359 octobre 1967 : Mort de Che Guevara en Bolivie.

Novembre 1967 : Lancement du magazine « Rolling Stone » à San Francisco.

4 avril 1968 : Assassinat de Martin Luther King à Memphis. 

Mai 1968 : - Révolte étudiante en France.

                   - Invasion de la Tchécoslovaquie par les chars soviétique.

17- Histoire 021969 : Sortie du film « Easy Rider » de Dennis Hopper.

2 juillet 1969 : Mort de Brian Jones, noyé dans sa piscine, à Londres.

15 au 17 août 1969 : Festival de Woodstock qui rassemblera 500 000 personnes.

Septembre 1969 : Festival de l’île de Wight.

18 Septembre 1970 : Mort de Jimi Hendrix à Londres.

4 octobre 1970 : Mort de Janis Joplin à Hollywood

0451971 : Sortie du film « Orange Mécanique » de Stanley Kubrick.

3 juillet 1971 : Mort de Jim Morrison à Paris.

1er août 1971 : Concert pour le Bangladesh de Geor047ge Harrison à New York.

12 octobre 1971 : Mort de Gene Vincent en Californie.

0461973  : Fin de la guerre du Vietnam.

1974 : Scandale du Watergate aux U.S.A.

16 août 1977 : Mort d’Elvis Presley à Memphis.

2 février 1979 : Mort de Sid Vicious à New York. 

 

 

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En 1968, lors d’un concert, à Miami, où Jim appelle encore une fois le public à la révolte ; il se retrouve interpellé de force par la police, avec pour chefs d’inculpation : trouble de l’ordre public, simulation de masturbation, ivresse sur la voie publique, blasphème, et attenta à la pudeur. Alors que Max Fink, son avocat plaide non coupable, en prétextant par exemple que se joue « AIR » à Broadway, où l’on trouve toute une troupe d’artistes complètement nus sur scène. Sa plaidoirie ne suffira pas à la cour, qui condamnera James Morrison à une peine de six mois de travaux forcés, dans le pénitencier du Conté de Devon en Californie. 50.000 Dollars lui rendront sa liberté. Ce qui ne sera pas sa première et encore moins sa dernière arrestation. (Comme ci-dessous, à Tallahassee en 1963).

Mais ce procès sera le commencement de la descente aux enfers pour Morrison et pour son entourage.

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Max Fink  : mandataire légal et confident de Morrison. Dans la transcription inédite d’un entretient sur bande avec sa femme Margaret, Max se rappelle s’être lamenté devant Jim. Pourquoi diable avait-il précisément choisi un État comme la Floride pour commettre ses frasques ? Selon le document, Morrison fixa alors Fink avec une intensité qui le glaça, lui répondant : «J’ai pensé que c’était une bonne façon de rendre hommage à mes parents ». 

     023                                                

Un festin entre amis

  11- Feast Of Friends

          Ce poème de Morrison est un extrait du film : « feast of friends » de Frank Liscandrio qui est le récit en image de la vie des Doors en tournée.

          Manzarek surnomma le personnage sombre de Jim : " Jimbo". Morrison aimait être entouré de ses amis, les « parasites sycophantes » selon l’expression de Densmore et Krieger, pour désigner : Tom Baker, Babe Hill, Frank Liscandrio, Paul Ferrara …

         C’était presque une quinzaine de personnes, qui partaient en tournée avec les Doors et " Mr Mojo ", (anagramme de Jim Morrison) comme il aimait se faire appeler lors de ces déplacements.

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